Bonjour à tous,
De retour sur Skyblog, pour vous présenter le bilan du projet que nous avons réalisé en Aout 2008.
Bonne lecture et n'hésitez pas à me contacter pour toute information sur la suite du projet qui se déroulera en aout 2009.
ASSOCIATION
AVENIR-JEUNESSE-EDUCATION-PARTAGE
4 Place Jacques Brel 93380 Pierrefitte
Contact: Mr. Sadia DIAWARA / association.ajep@gmail.com
INTRODUCTION
Au mois de mai 2008, lorsque nous avions eu l'idée de réaliser ce projet pour le mois d'aout, personne n'y croyait appart une dizaine de personnes qui décidèrent de prendre part à l'aventure. D'autant plus que la participation au projet impliquait un engagement financier de chaque membre du groupe.
Malgré le fait que les membres du groupes ne se connaissaient pas tous et malgré le peu de temps de préparation, nous sommes arrivés jusqu'au bout...
En lançant le projet 300 arbres contre le désert, l'idée première était la lutte contre la désertification en plantant des arbres. Cependant nous ne voulions pas d'une lutte infructueuse, c'est-à-dire planter les arbres sans nous soucier de leur devenir. Il s'agissait avant tout d'un acte citoyen, solidaire, impliquant au maximum les villageois dans notre démarche.
Voila déjà quelques mois que nous sommes rentrés de notre raid solidaire de Paris à Bamako en voiture.
Durant quatorze jours, nous avons traversé l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie pour arriver au Mali, planter les arbres dans le village de Sambaga, acheminer les vêtements et le matériel scolaire pour les enfants de l'orphelinat Falatow Jigiyaso de Bamako.
Il est difficile pour nous d'oublier les dunes marocaines, le sable mauritanien, les troupeaux maliens, les habitants de toutes les villes et les villages traversés, mais aussi toutes les mésaventures rencontrées au cours de ce périple.
Il est également difficile d'oublier tous ces moments passés avec les neufs membres du groupes qui ont du se supporter, s'encourager, se soutenir, se concerter, afin que ce projet aille jusqu'au bout.
A travers ce document nous allons vous dresser un bilan et tenter de vous faire partager cette magnifique aventure vécue durant le mois d'août 2008.
INFORMATIONS SUR LE PROJET
Porteur du projet
Association Avenir Jeunesse Education Partage
4 Place Jacques Brel ; 93380 Pierrefitte
Chef de projet
Mr Sadia Diawara / association.ajep@gmail.com
Participants
Le groupe était composé de 9 personnes (5 hommes et 4 femmes). Il s'est constitué entre le mois de juin et le mois de juillet 2008, à peine quelques semaines avant le départ.
Financement du projet
Projet entièrement autofinancé.
Les frais ont été divisé par le nombre de participants (carburant, péage, hébergement, nourriture, matériel...).
Financement des arbres
Les 300 plants d'arbres ont été financés grâce aux dons (soit 7¤ par donateurs).
Ce prix comprenait : le plant d'arbre, un grillage de protection, la participation aux frais d'acheminement des plants d'arbres entre Kayes et Sambaga et la participation aux frais de salaires des deux employés chargés d'arroser les arbres.
Les véhicules
Nous avons voyagé avec 3 véhicules qui appartenaient à des membres du groupe.
Une Ford Mondéo break, qui était en bon état général, mais elle avait un léger problème de direction qui a été réparé au Maroc.
Une Renault Mégane également en très bon état. C'était le seul véhicule qui était climatisé.
Un utilitaire Citroën Jumper, qui était dans un état moyen.
Même si les véhicules n'étaient pas très récents et malgré l'état de certaines portions de routes, nous n'avons pas rencontré de difficultés d'ordres mécanique.
Les véhicules ont été cédés pour la création d'activités économique (taxi, transport de marchandise...
L'hébergement / La nourriture
Comme prévu, nous avons dormis dans des auberges et en camping. Il nous est parfois arrivé de passer la nuit dans les voitures.
Au Maroc, plus nous descendions vers le sud et plus il était difficile de trouver des endroits décents où dormir et manger. Mais dans l'ensemble c'était raisonnable.
En Mauritanie nous avons passé la première nuit à Nouakchott dans une villa transformée en auberge, ce qui nous a vraiment permis de nous reposer et de prendre une douche après tous ces jours passés sur la route dans des conditions difficiles. Nous pensions traverser le pays en une journée, mais la fatigue nous a forcés à passer une autre nuit dans la ville d'Aleg dans une petite auberge (climatisée avec douche et télé). C'est aussi la première fois, que nous avions vraiment été confrontés à un problème de nourriture au cours de ce voyage, car nous étions arrivés à une heure assez tardive et tous les restaurants étaient fermés. Finalement nous avions préparé des pâtes accompagnées de viande cuite au feu de bois (Dibi sogo) achetée chez un vendeur au bord de la route.
Au Mali nous avons passé une nuit dans les voitures, une nuit à Sambaga dans nos tentes et une nuit dans un camion sur la route du retour à Bamako. Notons également que nous n'avons quasiment pas eu de difficulté à trouver de la nourriture et de l'eau en bouteille dans toutes les villes et villages traversés.
LE PARCOURS / LES ÉTAPES
France / Espagne du 4 au 6 août 2008 :
Pierrefitte / Tarifa (port /frontière)
Maroc du 7 au 13 août 2008 :
Tanger/Tétouan
Tétouan/Essaouira
Essaouira/Agadir
Agadir/Tarfaya
Tarfaya/Boujdour
Boujdour/Gargarat (frontière)
Mauritanie du 14 au 16 août 2008 :
Frontière/Nouakchott
Nouakchott/Aleg
Aleg/Kebenni (frontière)
Mali du 17 au 19 août :
Nioro/Sambaga
Sambaga/Bamako
18 août : plantation des plants d'arbres
19 août : départ pour la France d'une partie du groupe
Bamako du 19 au 24 août : Travail avec l'orphelinat
24 août : départ de l'autre partie du groupe
DESCRIPTIF, RÉCIT DE L'ACTION (sa mise en place, son déroulement, son évolution, les difficultés rencontrées...)
La préparation
Un projet de cette ampleur demande une organisation irréprochable sur tous les plans.
Il est vrai que la préparation du voyage n'a pas pu se faire correctement étant donné les difficultés rencontrées pour la constitution du groupe et une méconnaissance des conditions d'un tel voyage. Trois réunions ont été organisées avant le départ.
Pour la campagne de plantation d'arbres dans le village de Sambaga, nous avons préparé le projet avec le président de l'Association des Travailleurs Maliens de Sambaga en France (ATMSF). Il s'agissait avant tout d'expliquer notre démarche en insistant sur notre volonté de rompre à une logique d'assistanat, mais aussi sur le fait que nous ne souhaitions pas réaliser le projet sans l'implication réelle des habitants du village.
Ensuite nous avons définit ensemble le type d'arbres à planter, les modalités d'accueil sur place, ainsi que les suites que nous allions donner au projet.
En ce qui concerne l'orphelinat, nous avons organisé plusieurs collectes de matériel scolaire, de biberons et de vêtements. Nous avons donc organisé collectes.
Pour le financement des arbres, nous avons diffusé un bulletin de souscription par internet et nous avons organisé deux rencontres de présentation au cours desquels nous avons reçus les dons.
Le voyage en voiture
Chaque véhicule était équipe d'un talkie walkie, d'une alimentation 220 volts et d'une glacière électrique.
La traversée de la France s'est relativement bien déroulée, en revanche, arrivés en Espagne nous nous sommes perdus à cause des déviations qu'il y avait sur la route suite à des travaux.
En conséquence, nous avons pris le bateau avec un jour de retard.
Nous avions prévus de prendre le bateau à Algésiras mais finalement nous l'avons pris à Tarifa (à 15 min de Algésiras), car le prix de la traversée était largement moins chère pour les personnes et surtout pour les véhicules.
Juste avant d'arriver dans le sud de l'Espagne, nous avons reçu un appel téléphonique nous informant du coup d'état en Mauritanie. Nous nous sommes alors arrêtés et nous avons appelé le consulat du mali en France pour prendre plus de renseignements sur les possibilités de traverser le pays. Ils nous ont conseillé de mettre un terme à notre voyage. Après avoir consulté tous les membres du groupe, nous avons décidé de continuer malgré les risques.
Arrivés à Tanger nous avons effectué les formalités douanières pour les véhicules et nous avons pris la route pour Tétouan pour rejoindre un ami qui nous a réservé une auberge dans laquelle nous avions décidé de passer une nuit, avant d'attaquer la route Marocaine. Finalement, après avoir appris que Salif Keita allait se produire en concert tout près de Tétouan, nous y sommes restés deux jours de plus, pour le rencontrer afin de lui expliquer notre projet.
Suite à ces trois jours de repos, nous avons entamé la traversée du Maroc.
Sur le long de la cote Marocaine, les autoroutes sont en très bon état et il y a des contrôles stricts de la vitesse.
Nous avons perdu énormément de temps lors des contrôles (police, douane, gendarmerie) quasiment à l'entrée de chaque villes.
Plus nous avancions dans le sud, plus les conditions de conduite devenaient difficiles. En effet, dans le sud du pays, il n'y a plus d'autoroutes et de moins en moins de stations services dans lesquelles nous pouvions faire des pauses. De plus les routes sont fréquentés par de nombreux poids lourds qui roulent à grande vitesse, ce qui rend la conduite dangereuse, surtout lorsqu'il fait nuit. De ce fait nous ne roulions pas la nuit.
A la sortie de la ville de Boujdour une des voitures à crevé. Etant donné qu'il n'y avait plus de garage d'ouvert, nous avons alors passé la nuit sur place pour changer les deux pneus le lendemain matin et reprendre la route.
Nous sommes arrivés à Gargarat (frontière Mauritanienne) le 13 aout et comme la frontière fermait à 18h, nous y avons passé la nuit.
Le lendemain matin nous avons effectué les formalités douanières pour les véhicules, mais nous avons rencontré un problème administratif avec la Renault Mégane.
Effectivement, il manquait la fiche d'entrée du véhicule au Maroc. En conséquence, nous ne pouvions pas sortir du pays avec ce véhicule.
La seule solution était de faire demi-tour jusqu'à Dakhla à environ 400 km, pour faire une déclaration de perte. Etant donné qu'il ne restait qu'à peine cinq jours avant le retour d'une partie du groupe en France, nous nous sommes séparés. Trois membres du groupe ont alors fait demi-tour pour aller récupérer la déclaration de perte de la fiche d'entrée du véhicule.
L'autre partie du groupe a continué avec les deux autres véhicules (Ford Mondéo et Citroën Jumper).
Par la suite, nous avons pris les assurances des véhicules et les visas pour tous les membres du groupe.
Entre le poste-frontière marocain et le poste-frontière mauritanien il y a un "no man's land" de 5 km environ, hérité du conflit entre les deux pays au sujet du Sahara Occidental. C'est une des seules parties non bitumée du parcours. La piste est très praticable, mais nous avons quand même fait appel à un guide qui nous a fait traverser cette zone, car les abords de la route peuvent être minés.
Entre la frontière et Nouakchott nous avons rencontré quelques problèmes avec les gendarmes qui effectuaient les contrôles sur la route. Toutefois à chaque fois que c'était nécessaire, nous présentions un ordre de mission signé par le consul du Mali en France.
L'autre voiture avait entre temps rejoint la ville de Dakhla pour faire la déclaration de perte du document mais la gendarmerie était fermée pour deux jours.
Après avoir passé une nuit à Nouakchott, et une autre à Aleg, nous avons continué notre route en direction du Mali.
Juste avant d'arriver à Kiffa, nous avons reçu un appel téléphonique des membres de l'autre groupe, qui venaient de faire un accident entre la frontière Mauritanienne et Nouakchott. En effet, suite à la crevaison simultanée des deux pneus qui avaient été remplacés au Maroc, le conducteur a perdu le contrôle du véhicule et après plusieurs tonneaux, elle s'est retrouvée sur le bas coté dans le sable.
Malgré la gravité de l'accident ils s'en sont sorti sans trop de blessures. Néanmoins le véhicule n'était plus en état de rouler, ils l'ont donc abandonné.
Etant donné qu'il ne restait que trois jours avant le retour en France pour plusieurs membres de l'autre groupe et étant donné que nous ne pouvions pas mettre fin au projet alors que nous étions si près du but, nous avons continué. Entre temps les trois autres membres du groupe ont pris un car puis une voiture pour rejoindre Bamako.
Ensuite, après avoir passé la frontière mauritanienne à Kobénni nous sommes rentrés au Mali en pleine nuit. Nous avons donc attendu la levée du soleil avant d'effectuer les formalités administratives (assurances, frais d'entrée...)
Avant d'entrer à Nioro il fallait également attendre l'ouverture de la douane pour les véhicules.
A partir de ce moment la, le temps nous était compté, il ne nous restait plus que deux jours pour arriver au village de Sambaga, planter les arbres et repartir pour Bamako.
Sambaga n'étant qu'à une centaine de kilomètres de Nioro, tout était encore possible...
Après un ravitaillement en carburant et après avoir effectué une petite réparation sur l'amortisseur de la Ford Mondéo, nous avons entamé la dernière ligne droite.
Mais malheureusement, en nous renseignant sur l'itinéraire pour accéder à Sambaga, nous avons appris que la piste était impraticable entre le tronçon Nioro – Yélimané.
Nous avions la possibilité de passer par Kayes en effectuant un détour de plus de 300 km, mais des portions de routes avaient carrément été emportées par les torrents, ce qui la rendait bien évidemment impraticable.
La seule solution était de prendre la route en passant par Diema et d'emprunter une piste très accidentée d'environ 75 km entre Dialaka et la route goudronnée qui mène à Sambaga. Ce fut les kilomètres les plus difficiles depuis le début de l'aventure.
En effet, malgré la beauté des paysages, nous avons rencontré de grosses difficultés à traverser ce parcours à cause du mauvais état de la piste. Pourtant après plus de huit heures de lutte contre les zones marécageuses, les parties de pistes inondées, la boue et la glaise, nous avons atteint le village de Sambaga peu avant minuit (75 km en huit heures).
La plantation des arbres
Lors de la préparation du projet, nous avions effectué des recherches pour savoir quel type d'arbre présentait les propriétés nécessaires pour pouvoir résister aux différentes contraintes (climat, nature du sol, faible pluviométrie...).
En conséquence, après avoir consulté l'association des travailleurs de Sambaga en France et les villageois, nous avions décidé de planter des acacias séyal. D'une part pour ses propriétés et d'autre part parce que cet arbre sécrète de la gomme arabique et qu'après plusieurs années, les villageois pouvaient en tirer profit en la revendant.
Deux jours avant notre arrivée à Sambaga, nous avons mandaté le responsable des plantations pour qu'il aille acheter les 300 plants d'acacia séyal. Néanmoins, il se trouve que les fournisseurs étaient en rupture de stocks.
Il fallait alors s'adapter et remplacer l'acacia séyal par un autre type d'arbre. Le responsable des plantations a alors consulté les villageois, qui ont décidé d'acheter 300 plants de caïlcédrat.
Le Caïlcédrat (ou acajou du Sénégal) est un arbre dont le bois de couleur rouge sert à la fabrication de meubles au dans plusieurs pays d'Afrique. C'est un grand arbre qui peut atteindre 30 à 35m de hauteur. Le bois du caïlcédrat est un bon bois d'½uvre. Il a été le premier acajou exporté en Europe. Les usages du caïlcédrat en pharmacopée sont multiples. Il sert à soigner le paludisme, les maux de tête, la fièvre, la variole, la diarrhée, le lumbago, les rhumatismes, les plaies, la jaunisse, les, allergies, les règles. Son écorce est utilisée pour soigner la stérilité, la syphilis, la lèpre, les maladies mentales, les faiblesses sexuelles...
Le lendemain de notre arrivée nous avons été reçus par une délégation composée du chef de village et de ses conseillers, du responsable de l'association des travailleurs Maliens de Sambaga en France et des "anciens".
Après avoir reçu leurs remerciements, nous avons rappelé l'objectif du projet et échangé sur les modalités de suivi (entretien, arrosage, désherbage autour des plants d'arbres...).
Avant tout, le responsable des plantations nous a décrit les différentes étapes :
- Creusement du trou
- Mise en place du plant d'arbre
- Mise en place des grillages de protection
- Arrosage et entretien des plantations
Pour commencer, nous avons creusé des trous d'environs 60 cm au bord de la route qui traverse le village. Ensuite, nous avons entamé la plantation des arbres avec un groupe d'une dizaine de personnes.
Etant donné que la pluie commençait à arriver et qu'il ne nous restait que très peu de temps pour rejoindre Bamako nous avons du arrêter et nous préparer pour prendre la route.
Cependant la pluie était tellement abondante que nous n'avons pas pu partir.
Les villageois ont assuré la plantation des autres arbres et la pose des grillages de protection.
Le retour à Bamako
Après plusieurs heures, l'état des routes était devenu catastrophique.
Le temps passait et il fallait absolument atteindre Bamako, mais d'après les villageois, il était impossible de traverser la zone entre la route goudronnée et Dialaka avec nos véhicules.
De nombreux obstacles s'étaient formés et la traversée n'était possible qu'en 4x4 ou en camion.
Nous avons alors décidé d'aller à Yélimané pour louer un camion qui nous permettrait de traverser cette zone et rejoindre Bamako.
Arrivés à Yélimané nous avons trouvé un camion, laissé nos véhicules sur place avec un des membres du groupe et nous avons pris la route. Il était vers 16h et nous espérions arriver à Bamako dans la nuit.
Mais à ce moment la, nous ne nous doutions pas de ce qui nous attendait...
Les petits cours d'eau que l'on avait traversé à l'aller, étaient devenus de gros torrents d'une largeur comprise entre 10 et 30 mètres, les petites zones boueuses étaient devenues tellement instables que le camion les franchissait au pas.
Nous sommes arrivés à Dialaka vers 3h heures du matin.
Au final, nous avons mis plus de 10h de temps pour arriver à Dialaka (75 km) et Dialaka se trouvait à quasiment 500 km de Bamako.
A ce moment la, nous savions qu'il ne nous restait que 7h avant l'embarquement pour le vol en direction de Paris (vol prévu à 11h).
Le chauffeur du camion nous a alors proposé de prendre un autre véhicule car le siens ne pouvait pas faire les 500 km en moins de 7h.
Après avoir chargé les bagages dans l'autre véhicule, nous avons pris la route et avons atteint l'aéroport de Bamako à 10h40, soit quelques minutes avant la fin de l'embarquement.
Sur les cinq personnes qui devaient rentrer, seuls trois d'entre elles ont pris le vol.
En effet, nous ne pouvions pas partir sans avoir effectué les actions prévues avec l'orphelinat.
L'orphelinat
Comme prévu, nous avons acheminé tout le matériel que nous avons récupéré en France, pour l'orphelinat Falatow Jigiyaso.
Liste du matériel apporté:
54 petits cahiers, 11 grands cahiers, 6 ardoises à craies, 4 ardoises Velléda, 14 règles (30 cm),
12 gommes, 20 chemises à rabat, 500 enveloppes, 352 stylos, 25 surligneurs, 17 boîtes de crayon couleur, 122 crayons papier, 11 biberons, 5 paquets de ruban adhésif 6 boîtes de trombones,
1 paquet de post-it, 1 boîte de peinture à l'eau, 100 attaches géantes, 45 livres, 1 paquet de 50 ballons, 23 coloriages, 1 boîte de craie, 1 trousse de secours, 200 kilos de vêtements pour enfants (Pantalons, T-shirt, Jupes, shorts, pulls, grenouillères, chaussures, survêtements).
Il s'agissait également d'accompagner la directrice de l'orphelinat de réfléchir à la mise en place d'une activité économique lui permettant d'acquérir une autonomie financière.
Nos différents échanges ont permis d'identifier avec plus de précisions, les projets qu'elle envisageait de mettre en ½uvre pour les prochaines années à venir.
Projets de la directrice de l'orphelinat
Jardin d'enfant
Ouverture d'un jardin d'enfant au c½ur de l'orphelinat, pour proposer aux habitants du quartier une diversité d'animations pour leurs enfants. Ce jardin d'enfant fonctionnerait comme un centre de loisirs (payant).
Cyber Café
Ouverture d'un cyber café juste devant l'orphelinat.
Centre de formation en couture
Ouverture d'un centre de formation en couture, pour favoriser l'accès à l'emploi des jeunes filles du quartier, sans qualifications.
Perspectives pour les projets de la directrices de l'orphelinat
Réalisation d'études de marché
Réalisations de dossier de présentation des projets
Recherche de financements
DIFFICULTÉS RENCONTRÉES ET PRÉCONISATIONS
DIFFICULTÉS
Préparation du projet
- Disposition des bagages et du matériel dans les véhicules
- Crevaison des 2 pneus / Accident de voiture
- Perte de temps sur la route
- Perte de temps pour trouver un hébergement
- Le mauvais état de la route entre Dialaka et Sambaga
- Difficulté pour obtenir les billets d'avion retour
- Rupture de stocks d'acacia séyal
PRÉCONISATIONS
- Constituer le groupe 6 mois avant le départ
- Organiser des réunions de préparation 6 mois avant le départ
- Définir le rôle de chaque participant
- Procéder aux révisions plus poussée des véhicules
- Charger les véhicules la veille du départ
- Prévoir des petites males pour le rangement des accessoires dans le coffre des véhicules
- Prévoir 1 roue de secours et 2 roues de rechange par véhicules
- Bien respecter les étapes
- Définir les temps d'arrêts
- Prévoir un réfrigérateur, un réchaud et des provisions
- Préparer 30 photocopies de chaque passeport (douanes, gendarmerie...)
- Préparer les lieux de couchages à l'avance et varier leur nature
- Prévoir une voiture qui part un jour avant pour qu'elle puisse préparer chaque étape
- Bien étudier les conditions météorologiques des zones traversées
CONCLUSION:
Cette première expérience nous a permis de prendre conscience des difficultés d'une telle aventure, en identifiant avec précision les paramètres à prendre en compte pour la suite du projet..
L'implication des villageois de Sambaga, nous laisse croire que les arbres que nous avons plantés seront entretenus et permettront aux familles de pouvoir les exploiter et en tirer un bénéfice financier, pour ainsi rompre petit à petit avec l'assistanat.
Quand à l'orphelinat Falatow Jigiyaso, il s'agira de poursuivre notre travail d'élaboration d'une étude de faisabilité, pour la mise en place d'une activité économique permettant à son administratrice de poursuivre son travail en toute autonomie.
La traversée en voiture, la rencontre de villageois au Maroc, en Mauritanie et au Mali nous a également permis d'envisager des perspectives de collaborations pour la plantation d'arbres, dans des zones touchées par la désertification ou le déboisement.
La grande satisfaction a été de prouver qu'il était possible d'aller au bout d'un projet de solidarité internationale, sans aide financière des autorités et surtout en collaboration directe avec des populations, qui sont forcément les mieux placés pour identifier leurs propres besoins.
Pour l'avenir de ce projet, il semble essentiel d'améliorer sa préparation en constituant le groupe assez longtemps à l'avance, en effectuant un travail de sensibilisation encore plus marqué avec les partenaires locaux, mais aussi en réfléchissant à un système de répartition des arbres (par familles), afin de garantir leur entretien à moindre cout.
Rappelons que même si nous avons commis quelques erreurs, la majorité des objectifs que nous nous étions fixés ont été atteints et que nous allons tout faire pour reconduire ce projet, en tenant compte de notre première expérience.
Certes, nous ne sommes pas experts en environnement, mais nous ferons tout pour continuer à vivre notre citoyenneté en plantant des arbres ou en développant les projets les plus fous, à travers l'Afrique...
Pour finir, nous pensons qu'il ne suffit pas de faire des projets et de les laisser murir pendant des mois et des mois, mais de vivre les projets en les démarrant et en les améliorant au fur et à mesure...
REMERCIEMENTS
Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont cru en nous et qui ont contribué moralement, matériellement ou financièrement à la réalisation de ce projet.
Les associations :
Associations des travailleurs Maliens de Sambaga en France, Génér' Actions Unies, 83ème avenue, Diaguily Méléika, Millénium, Informaster, SOS Afrik Agir, Grigny Jeunes Espoirs, Soninkara, Ufapes, Fées No Men, ANC, BGA, BA Sound
Les entreprises :
Net6Tem, Kiciprod, Kprod Music, Sarl Fluvius, Made in Médina
Et bien sur à tous les donateurs...